A Paris, une chaine humaine

A Paris, une chaîne humaine pour réclamer l’arrêt du nucléaire

9 mars 2013

Les milliers de manifestants ont encerclé des «lieux de pouvoir» qui contribuent à promouvoir l’énergie nucléaire, comme l’Assemblée et le Sénat, des ministères, les sièges d’EDF et d’Areva et des banques.

Plusieurs milliers de personnes (20.000 selon les organisateurs, 4.000 selon la police) ont formé une vaste chaîne humaine, samedi dans Paris, pour réclamer l’arrêt du nucléaire civil et militaire en France, deux ans après la catastrophe de Fukushima.

Aux cris de «Fukushima, plus jamais ça», les manifestants, vêtus pour la plupart de gilets fluos jaunes et dont beaucoup étaient venus de province, se sont déployés à partir de 18 points de ralliement pour former une longue chaîne humaine allant du quartier de la Défense au ministère de l’Economie.

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Lire l’article au complet: http://www.liberation.fr/terre/2013/03/09/une-chaine-humaine-a-paris-pour-reclamer-l-arret-du-nucleaire_887425

le CNRS tait la verite

Fukushima : le CNRS tait la vérité et domestique les masses

Par: Thierry Ribault, 16/01/2013

[Article Tronqué]

« Domestiquer les masses  »

A Fukushima, selon le même dossier, «  une zone rouge de 20 km a été délimitée, dans laquelle le gouvernement travaille à la dépollution : nul ne sait quand les quelque 110 000 habitants seront autorisés à rentrer », sans que soit fait mention des vastes zones inhabitables situées à 40 km de la centrale et bien au-delà, et sans que soit rappelé que le critère de définition de la zone de migration obligatoire a été fixé à une dose de 20 millisieverts par an, soit quatre fois plus qu’à Tchernobyl et vingt fois la norme internationale d’inacceptabilité.

La fameuse «  non-imposition des valeurs  », à laquelle faisait référence Max Weber dans sa conférence de 1917, « La science, profession et vocation » (si chère à certains chercheurs du CNRS qui, récemment réunis en colloque, l’y revendiquaient encore), ne s’est, de fait, pas imposée dans l’élaboration de ce dossier sur le nucléaire, destiné plutôt, comme dirait Weber lui-même, à «  domestiquer les masses  ».

Ce que le dossier du CNRS se devait d’établir concernant le désastre de Fukushima, et que ses exécutants académiques ont choisi de ne pas dire, je souhaite le dire aujourd’hui après bientôt deux ans de travail sur place.

Fukushima  : les silences du CNRS

Le désastre de Fukushima, c’est une diffusion de césium 137 dans l’atmosphère 500 fois plus importante qu’à Hiroshima, d’après le physicien artisan du nucléaire japonais Anzai Ikuro. C’est aussi, selon le Norwegian Institute of Air Research, la plus grande émission de gaz rare xénon 133 connue en dehors des essais nucléaires : plus de deux fois les émissions de ce gaz à Tchernobyl. C’est aujourd’hui, selon TEPCO, une activité de 10 millions de becquerels en provenance de la source Fukushima Daiichi relâchés à chaque heure.

C’est un tiers du département de Fukushima contaminé à un taux supérieur à 37 000 becquerels par mètre carré (pour le seul césium 137), et au moins treize départements contaminés, le tout représentant 8 à 10% du territoire japonais.

C’est 1 532 barres de combustible de 300 kg et de 4 mètres de long chacune, stockées dans la piscine du réacteur n°4, au cinquième étage d’un bâtiment qui menace, à la première secousse, de s’effondrer, suscitant ce commentaire laconique du Pr. Hiroaki Koide, spécialiste des réacteurs à l’université de Kyoto : « Ce serait la fin ».

Le 4 janvier 2013, le Pr. Koide reconnaît dans un entretien qu’il nous a accordé qu’«  il existe une marge de manœuvre, car selon TEPCO, si la piscine du 4ème réacteur s’effondrait, ou même si toute l’eau de refroidissement s’échappait, tant que la disposition des barres n’est pas modifiée, la température peut monter jusqu’à 170°C ».

100 000 habitants de Fukushima qui ne peuvent pas partir […]

 

Pour lire l’article au complet: http://www.rue89.com/rue89-planete/2013/01/16/fukushima-le-cnrs-tait-la-verite-et-domestique-les-masses-238627

imposture scientifique

Fukushima : voici venu le temps de l’imposture scientifique

Par: Thierry Ribault, 11/09/2011

Ce week-end, un colloque scientifique factice ; à l’automne, une enquête de santé publique pipeautée…

Après le temps des mensonges industriels, avec Tepco dans le rôle du coupable idéal, après le temps de la panique feinte de l’Etat, avec l’ex-Premier ministre Naoto Kan dans le rôle du fusible politique, voici venu le temps de l’imposture scientifique avec le professeur Shunichi Yamashita dans le rôle du savant histrionique, détenteur indiscutable de la vérité sur l’ampleur des dégâts sanitaires après la catastrophe. Imposture scientifique en deux temps.

Ce week-end, un colloque scientifique factice

Ce dimanche 11 et lundi 12 septembre, le professeur Yamashita doit présider le premier grand colloque sur la catastrophe nucléaire qui se tiendra à la faculté de médecine de Fukushima, la « Conférence internationale d’experts de Fukushima – Radiation et risque sanitaire ».

Selon le comité d’organisation, voici l’objectif de cette conférence qui réunira trente experts japonais et étrangers notamment de l’UNSCEAR, de l’ICRP, de l’AIEA et de l’OMS :

« Faire des recommandations visant à supprimer l’anxiété des résidents de Fukushima face à la radiation […]. Il s’agit de mener une évaluation externe de la recherche portant sur la gestion sanitaire du département de Fukushima, et d’apporter une réponse à l’inquiétude des mères. »

Ainsi, vingt-cinq ans après Tchernobyl, resurgit la thèse selon laquelle la crainte de l’irradiation artificielle relèverait de la psychiatrie : la « radiophobie » serait la vraie cause des problèmes.

« Plus vous sourirez, moins la radiation vous atteindra » […]

Pour lire l’article au complet: http://www.rue89.com/planete89/2011/09/11/fukushima-voici-venu-le-temps-de-limposture-scientifique-221364

Weekly Rallies

Weekly rallies keeping antinuclear movement alive after LDP¹s return
http://www.japantimes.co.jp/news/2013/03/06/national/weekly-rallies-keeping-antinuclear-movement-alive-after-ldps-return/#.UTo_bDdvDE1
BY MORICHIKA NAKAMOTO
KYODO
€ MAR 6, 2013

The weekly antinuclear power rallies are still being staged outside the prime minister’s office, as evidenced by a gathering of some 3,000 people one recent cold February evening, but the crowds are getting smaller.

Part of this decline may be because two years have passed since the Fukushima nuclear disaster started. Another factor may be that the Liberal Democratic Party — the very promoter of nuclear energy over the past half-century — returned to power at the end of last year.

The demonstrations, organized by the Metropolitan Coalition Against Nukes, a body made up of 13 groups as well as individual members, have been held every Friday in Nagata-cho since late last March, when the Democratic Party of Japan was in power and seemed receptive to calls to end nuclear power.

The movement that originally attracted 300 people grew drastically to draw some 200,000 participants of all ages within three months as the DPJ-led government moved toward restarting two reactors at the Oi nuclear plant in Fukui Prefecture, coalition members said.

The reactors were eventually restarted in July and are currently the only ones running among 50 commercial reactors whose operations were suspended amid safety concerns in light of the Fukushima No. 1 nuclear plant meltdowns. […]

[Article Truncated]

Read the rest of the article here: http://www.japantimes.co.jp/news/2013/03/06/national/weekly-rallies-keeping-antinuclear-movement-alive-after-ldps-return/#.UTo_bDdvDE1

Two Years Later…

Two Years Later, the Battle for Truth Continues Fukushima’s Nuclear Casualties
http://www.counterpunch.org/2013/03/07/fukushimas-nuclear-casualties-2/
MARCH 07, 2013
by JOSEPH J. MANGANO

Exactly two years after the Fukushima nuclear disaster, perhaps the most crucial issue to be addressed is how many people were harmed by radioactive emissions.

The full tally won’t be known for years, after many scientific studies. But some have rushed to judgment, proclaiming exposures were so small that there will be virtually no harm from Fukushima fallout.

[Article Truncated] While estimates of releases remain variable and inexact, nobody disputes that Fukushima was the worst or second-worst meltdown in history. But predictably, nuclear proponents raced to assure the public that little or no harm would ensue.First to cover up and minimize damage was the Japanese government and nuclear industry. John Boice of Vanderbilt University went a step further, declaring “there is no opportunity to conduct epidemiologic studies that have any chance of detecting excess cancer risk. The doses are just too low.” At a public hearing in Alabama in December, U.S. Nuclear Regulatory Commission official Victor McCree stated “there was no significant exposure to radiation from the accident at Fukushima Daiichi.” Just days ago, a World Health Organization report concluded there would be no measurable increase in cancer rates from Fukushima – other than a very slight rise in exposed children living closest to the site.

Others have made estimates of the eventual toll from Fukushima. Welsh physicist Christopher Busby projects 417,000 additional cancers just within 125 miles of the plant. American engineer Arnold Gundersen calculates that the meltdown will cause 1 million cancer deaths.

Internist-toxicologist Janette Sherman and I are determined to make public any data on changes in health, as quickly as possible. In the December 2011 International Journal of Health Services, we documented a “bump” in U.S. deaths in the 3-4 months after Fukushima, especially among infants – the same “bump” after Chernobyl. Our recent study in theOpen Journal of Pediatrics showed rising numbers of infants born with an under-active thyroid gland – which is highly sensitive to radiation – on the West Coast, where Fukushima fallout was greatest.

[…]

Joseph J. Mangano MPH MBA is Executive Director of the Radiation and Public Health Project.

JOSEPH J. MANGANO: Two Years Later, the Battle for Truth Continues Fukushima’s Nuclear Casualties

Read Full Article Here: http://www.counterpunch.org/2013/03/07/fukushimas-nuclear-casualties-2/